Une salopette en tartan

Ma salopette en tartan

Avant d’être l’attirail des écossais ou des punks à chiens, le kilt est pour moi l’uniforme des petites filles modèles. Je me revois le jour de la rentrée en 6ème, dans ma nouvelle école, avec mon kilt écossais, mon gilet marine à boutons dorés, mon chemisier à fleufleurs, mes mocassins à barrettes, et ma corde à sauter qui ne devait pas être bien loin. Je me rappelle que les autres filles étaient déjà toutes habillées comme des femmes, et qu’avec mon look cucu,  je ne me fondais pas vraiment dans le décor. Comme je n’ai pas retrouvé de photos, je vous ai fait un petit montage qui ne doit pas être trop éloigné la réalité.

Salopette en tartan

 

L’histoire du tartan est incroyable. Avant d’être porté par les écossais, il fut porté par les celtes. A l’époque, la couleur du tartan permettait de déterminer le rang de son porteur, une couleur pour les servants, 2 pour les paysans et agriculteurs, 3 pour les officiers, 5 pour les chefs, 6 pour les druides et poètes  et 7 pour les rois. Depuis 1924, c’est aussi le symbole de la maison Burberry qui a fait de son tartan écossais blanc, noir, beige (appelé Nova Check) le leitmotiv de ses collections. En 1919, Thomas Burberry devient l’habilleur officiel du roi George V, et pendant la Seconde Guerre Mondiale, Burberry habille les soldats britanniques. Cette association avec l’armée britannique, achève de faire du tartan un symbole de l’aristocratie. Puis, dans les années 70, les punks avec Vivienne Westwood comme chef de file écrivent un nouveau chapitre de son histoire. Ils reprennent le tartan qu’ils réutilisent de façon peut orthodoxe pour en faire un symbole de contestation et de rébellion.

A force d’avoir été un peu utilisé par tout le monde, le vêtement emblématique du tartan, le kilt peu habiller, une mamie, un punk, une modasse avec un effet complètement différent à chaque fois.

Tout cela pour dire que depuis mon kilt rouge, j’avais laissé tomber l’écossais qui me rappelait mon entrée loupée en 6ème et qui incarnait un peu le passage traumatisant de l’enfance à l’adolescence. Même dans les années 2000 où l’écossais avait le vent en poupe, je ne m’étais pas laissé tenter. Puis, l’autre jour, je suis passée faire un tour dans ma friperie préférée (dont je vous parlerai dans le prochain poste) où j’ai dégoté une salopette écossaise splendide pour 12 euros. Même en rajoutant deux zéros, je n’aurais pas trouvé mieux chez Balenciaga ou Céline. C’est cela que j’adore dans les friperies.

Salopette-ecossaise-en-laine

Salopette-en tartan

Salopette-en tartan

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Catégories Culture, Journal, Looks, Mode, Vintage

10 commentaires

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Ha, les friperies, tout ce que j’y ai déjà trouvé….Très jolie cette combinaison et j’adore ton photo-montage !

Oui, moi aussi, les friperies et moi c’est une grande histoire. Je crois qu’avec toutes les fripes que j’ai je pourrais ouvrir une friperie.

Trop joli ce look ! Et tes poses sont marrantes ^^
Bizs

Merci Sandra ! disons que je ne suis pas toujours à l’aise devant l’objectif (cela dépend de la personne qui tient la caméra) alors je préfère faire la conne quand c’est le cas, c’est mieux que de poser et d’avoir l’air coincé 🙂

Bonsoir ! J’ai enfin trouvé le temps d’aller voir ton blog de plus près, et franchement… il est super beau. J’aime beaucoup ta philosophie concernant les vêtements, les friperies. Moi aussi ça me passionne, je pourrais passer des heures à fouiller dans des bacs remplis de centaines de fringues dont la plupart sont toutes pourries, juste en pensant au bonheur que j’aurai si je dégote une merveille, comme tu dis. A la joie d’avoir trouvé un habit trop chouette, s’ajoute l’immense joie de l’avoir payé pas cher du tout, et donc, zéro culpabilité. Sinon, en ce qui te concerne, je te trouve très élégante, j’aime tes illustrations et ton style d’écriture. Allez hop, c’est décidé, j’ai trouvé ton blog, je ne le quitte plus !
PS : Trop belle cette salopette tartan, t’as vraiment décroché le jackpot !!

Salut Maéva,je viens de changer ma plateforme de blog et je ne reçois plus de mail lorsque j’ai un nvx commentaire, donc je ne vois que maintenant tes gentils messages qui me touchent énormément. Oui chiner c’est top, on trouve des trucs uniques que personne ne porte, mais toi, en dordogne tu dois faire de sacrées découvertes. Je trouve qu’en province on trouve bcp plus de truc qu’à Paris. A paris on est énormément de chineurs, et parfois, quand tu arrives tout est déjà raflé par des gens qui se lèvent plus tôt que toi 🙂 Dès que je suis en province je me jette sur la première friperie et je repars avec une valise.

J’adooooooooooooore !!
Je veux la même !!!!

Oui, j’avoue qu’elle est belle même si elle gratte un peu.

Hello !
Je découvre ton blog et 1. tu es ravissante et tu as l’air pétillante
2. cette salopette est plutôt une combi je crois (désolée, mon côté littéraire-correctrice qui ressort!) mais alors WOUAHOU LA BELLE PRISE !! Elle te va comme un gant !

Voilà, bah bonne soirée hein ! 😉

Coucou Charlie,
Merci pour ton commentaires et pour tes compliments qui me touchent bcp. En effet, je m’emmêle toujours les pinceaux. La salopettes c’est une sorte de pantalon avec des bretelles, et la combi., c’est le all in one, c’est ça. Mais j’aime vraiment le mot salopette, comme le mot chandail ou soulier (si ce dernier n’était pas aussi ridicule, je crois que je l’utiliserais). Oui, la belle prise comme tu dis !

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